Un Daaf, c’est quoi ?
Les Détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (Daaf), comme le précise la norme NF 292 – DAAF (révision 2) sont des «
produits de sécurité domestique destinés à être installés à l’intérieur des logements, à l’exclusion des parties communes. Ils permettent d’assurer la sécurité des personnes présentes en les
alertant par une alarme sonore de toute apparition de fumées lors d’un début d’incendie. Ils doivent être conçus et fabriqués pour répondre aux besoins du grand public, faciles à installer,
fiables, d’une maintenance aisée pouvant être assurée par le consommateur lui-même. Enfin, ce sont des produits en attente d’une sollicitation extérieure qui peut n’intervenir que plusieurs
années après leur installation. Ils doivent alors être immédiatement aptes à l’emploi et fonctionner sans faille ».
DAAF, est-ce vraiment
utile ?
Le DAAF est à l’heure actuelle la solution la plus efficace pour prévenir les incendies domestiques (dont les causes principales demeurent les courts-circuits, les
surchauffes dans l’installation électrique, les cigarettes mal éteintes, etc.). Rappelons que le temps est compté dès qu’un incendie se déclare dans l’habitat : une simple flamme peut se
transformer en brasier incontrôlable en seulement 3 minutes. Ce ne sont pas les flammes qui sont les plus meurtrières dans un incendie domestique mais la fumée. Cette dernière ne réveille pas les
occupants de la maison ou de l’appartement. Elle asphyxie et tue : le monoxyde de carbone et le cyanure qu’elle contient plongent l’individu dans un sommeil profond, réduit ses capacités motrices
et ses sens. 80 % des décès sont dus à l’intoxication par la fumée et 66 % des victimes meurent par asphyxie dans leur lit.
Seul un Daaf est capable de détecter la fumée très rapidement et de doubler les chances de survie lorsqu’un incendie se déclare.
Est-ce obligatoire ?
Pour 78
% des personnes interrogées, seule la mise en place d’une législation ou d’une obligation émise par une compagnie d’assurances constitueraient des raisons suffisamment motivantes à l’installation
d’un Daaf.
Le fait de rendre l’acquisition obligatoire d’un tel équipement au sein du foyer rendrait les Français plus responsables et diminuerait de façon notoire le taux de mortalité. En effet, lorsque le
taux d’équipement dépasse 80%, la mortalité est réduite de moitié.
Mais imposer une loi n’est efficace que si les personnes concernées adoptent en plus les bons gestes de prévention. En effet, les exemples de
pays étrangers dans lesquels l’acquisition d’un ou plusieurs Daaf est entrée dans les mœurs montrent que la mise en place d’une loi doit s’accompagner impérativement d’un suivi permanent avant et
après l’installation (vérification de l’emplacement lors de l’installation d’un DAAF, obligation d’entretien du détecteur, etc.).